Au Sud de la Côte Pacifique du Canada
Cet article est un aperçu de certaines activités anarchistes et du contexte de la soi-disant “Colombie-Britannique, Canada” écrit par des anarchistes vivant à Vancouver. Beaucoup de choses qui pourraient être inclues ne le sont pas, surtout en ce qui concerne le contexte. Nous nous concentrons surtout sur l’année 2006 et celles qui suivirent. Pour remonter plus loin dans le temps, allez voir : geocities.com/insurrectionary_anarchists et A Murder of Crows issue #1 (Insurrectionary Anarchist Projects and Social Conflict in Vancouver)
This is article is an overview of some anarchist activity and the context in so called “British Columbia, Canada,” written by anarchists living in Vancouver. Much that could be here is not, especially concerning our context. We are focusing mostly on the years from 2006 on. For earlier times look at: geocities.com/insurrectionary_anarchists and A Murder of Crows issue #1 (Insurrectionary Anarchist Projects and Social Conflict in Vancouver)
Les anarchistes en C.-B. expérimentent constamment. Différentes actions prennent place : de l’organisation de manifestations publiques aux événements d’information et de solidarité, en passant par la publication et la distribution d’analyses. En plus de leurs propres projets, les anarchistes s’impliquent dans des luttes dont les trajectoires sont parallèles ou qui font face à des forces d’exploitation similaires. Une stratégie générale peut se voir; donner des exemples de luttes déjà existantes, des exemples de moyens plus directs vers l’atteinte de leurs buts, dans l’espoir que ces buts puissent éventuellement s’élargir afin d’y inclure des changements à tous les niveaux de la société. Essentiellement, tenter d’élargir des conflits socialement tout en les inspirant à l’aide d’un exemple d’auto-organisation et d’action directe.
Anarchists in BC constantly experiment with taking different actions, organizing public demos, information and solidarity events, movie nights, publishing and distributing analysis and involve themselves in struggles with parallel trajectories or which face similar exploitative forces. One general strategy can be seen that involves giving already existing struggles examples of more direct means to their goals in the hope that those goals can eventually expand to include changing all levels of society. Essentially trying to widen conflicts socially as well as sharpening them with an example of self organization and direct action.
LES OLYMPIQUES
La “Grande Idée des Patrons”, les Olympiques, ainsi pertinemment nommée par des anarchistes grec-ques durant les mois précédants les Olympiques de 2004 à Athènes, s’en vient à Vancouver en 2010. Nous disons qu’elle est déjà ici. Avant de devenir officiellement la ville hôte en 2003, le développement urbain, le tourisme et l’exploitation des ressources étaient fortement promues dans le but de vendre la Colombie-Britannique (C-B) à un niveau international. Plus qu’un simple événement, les Olympiques servent à commercialiser ce territoire par l’entremise de centres de ski, de minage, des ports maritimes, des autoroutes et de la sécurité ; pour catalyser et assurer les projets des patrons. Les Olympiques servent à renforcer des projets d’exploitation et de contrôle social à travers la C-B qui serviront, dans plusieurs cas, à intégrer et soutenir l’infrastructure capitaliste internationalement.
OLYMPICS
The “bosses Grand Idea,” the Olympics, aptly termed by greek anarchists in the time leading up to the 2004 Athens Olympics, is coming to Vancouver in 2010. We say it is already here. Before winning the Olympic bid in 2003, urban development, tourism and resource exploitation were heavily promoted as a way to sell BC on an international level. Not just an event, the Olympics functions to market this land, through ski resorts, mining, shipping ports, highways and security; to catalyze and secure the projects of the bosses. The Olympics serves to enforce projects of exploitation and social control across British Columbia that will, in many cases, integrate and bolster capitalist infrastructure internationally.
Initialement, les anarchistes en C-B furent inspiréEs à participer aux efforts anti-olympiques grâce à la résistance continue indigène contre les centres de ski et le développement, qui détruisent leur territoire et leur mode de vie. Continuant les luttes pré-existantes, la résistance indigène fut à l’avant-plan du combat anti-Olympiques.
Initially, anarchists in British Columbia, were inspired to participate in anti-Olympics efforts by the ongoing indigenous resistance to ski-resorts and development, destroying land and ways of life. By continuing in long-term pre-existing struggles, indigenous resistance was at the forefront of the anti-Olympics fight.
Le sentiment anti-Olympiques s’est généralisé à travers les expériences des gens directement affectéEs par la gentrification, le développement et la destruction écologique. Au début, à Vancouver, l’organisation anti-Olympiques avec la plus grande gueule c’était le Comité Contre la Pauvreté (Anti-Poverty Commitee, plus communément APC) qui faisait pression sur le gouvernement pour que ce dernier construise plus de logements sociaux et dépense moins sur les Jeux, “Des maisons, pas de jeux !” (Homes, not games !) criaient-ils. Pour nous, la construction de plus de logements sociaux veut dire plus d’exploitation des terres et de main-d’oeuvre pour la construction et, en pratique, plus de gestion gouvernementale dans la vie des excluEs. Depuis, ce groupe est devenu moins prééminent. Plusieurs de leurs membres ont joint le Réseau de Résistance Olympique (Olympic Resistance Network, ORN), un groupe d’organisation ouvert, initié par des organisateurs indigènes et des groupes activistes.
Anti-Olympics sentiment has become more generalized through peoples direct experiences with gentrification, development and ecological destruction. At first, in Vancouver, the most vocal anti-Olympics organizing was being done by the Anti-Poverty Committee, pressuring the government to build more social housing and spend less on the games, “Homes not games!” they yelled. To us the, construction of more social housing means more land and labour exploitation in the construction, and in practice more government management in the lives of the excluded. This group has since become less prominent. Many of their members have joined the Olympic Resistance Network (ORN), an open organizing group initiated by some indigenous organizers and activist groups.
En 2006, un camp fut érigé par des résidentEs locaux de Vancouver Ouest afin de stopper l’expansion de l’autoroute olympique à Eagle Ridge Bluffs. Malheureusement, aucun anarchiste de Vancouver ne fréquenta le camp qui était situé dans le quartier le plus riche de Vancouver. Quand eut lieu l’éviction du camp, une aînée et guerrière indigène, Harriet Nahanee, fut arrêtée. En février 2007, peu de temps après avoir été relâchée de la prison où elle fut enfermée pour avoir refusée de quitter le camp ou de reconnaître l’autorité des Cours, elle mourut d’une pneumonie aggravée par la prison.
In 2006, there was a camp erected by local West Vancouver residents to stop the Olympic highway expansion at Eagle Ridge Bluffs. Regrettably, no Vancouver anarchists attended the camp which was situated in Vancouver richest neighbourhood. At the eviction of the camp, an indigenous elder and warrior, Harriet Nahanee was arrested. In February, 2007, a short time after being released from jail for refusing to leave the camp or acknowledge the authority of the Courts, she died of pneumonia worsened by jail. The passing of long-time warrior Harriet Nahanee added an increased intensity to the anti-Olympics battle.
En mars 2007, le drapeau des Olympiques, massif, fut volé de l’Hôtel de ville de Vancouver six jours seulement avant la cérémonie officielle d’illumination du drapeau. L’action fut revendiquée par la Société Guerrière Autochtone (Native Warrior Society) “…en l’honneur de Harriet Nahanee…”. Le jour de la cérémonie du drapeau, l’Hôtel de ville fut complètement entourée de policiers. Certains anarchistes qui s’étaient pointéEs pour la manifestation planifiée pour perturber la cérémonie du drapeau décidèrent de ne pas passer à travers la fouille policière des sacs et de se tenir plutôt un bloc plus loin. Ils furent tout de même chasséEs par de fervents policiers..
In March, 2007, the massive Olympic flag was stolen from the Vancouver City Hall, only six days before the official “flag illuminating ceremony.” The action was claimed by the Native Warrior Society “…in honour of Harriet Nahanee…” On the day of the flag ceremony, City Hall was completely surrounded by cops. Some anarchists who went to the planned disruption demo against the flag ceremony, decided not to go through the police bag check, stood a block away but still were chased by eager cops.
Le 15 mars 2007, des anarchistes de Vancouver organisèrent une manif contre la police et les Olympiques, promue comme une “action de rues contre les policiers” (Street Action Against the Cops) dans le cadre de la Journée internationale contre la brutalité policière. C’était la cinquième année consécutive où des anarchistes organisaient cette manif à Vancouver. Avec, cette année, le haut ratio d’infiltration policière parmi les participantEs, l’intense contrôle policier au sol et les hélicoptères au-dessus de nos têtes, la marche prit littéralement place dans une cage avec des flics comme murs et des flics à l’intérieur.
On March 15, 2007 anarchists in Vancouver organized a demonstration against police and the Olympics promoted as a, “Street Action Against the Cops,” on the International Day Against Police Brutality. This was the fifth consecutive year anarchists organized this demo in Vancouver. With that years’ high ratio of police infiltration to participants, intensive police ground control and trailing helicopters, the march was literally in a cage with pigs for walls and pigs inside.
Une contribution aux efforts anti-Olympiques de la part des anarchistes de Vancouver, dont la réussite est discutable, fut l’initiation d’une campagne d’attaque contre la Banque Royale du Canada (RBC) (un commanditaire principal) et un appel à tous de se mettre au “vandalisme amateur”. Ce qui est incontestable, c’est que les communiqués Internet encouragèrent à ce que les fenêtres des RBC se fassent péter à travers le Canada. Quoique cette destruction de la propriété n’ait pas semblé se propager à l’extérieur de cercles radicaux, le support public, pour ce genre de sabotage, a augmenté. La vague de vandalisme coûte à RBC de plus en plus d’argent pour de nouvelles fenêtres, de nouveaux guichets automatiques et l’intensification de la sécurité (évidemment, cette somme est une goutte d’eau dans la mer pour des compagnies qui font des millions de profits tous les ans). Au-delà des coûts pour RBC, le vandalisme sert aussi à endommager la sacralité de la propriété.
A debatably successful Vancouver anarchist contribution to the anti-Olympics effort, was the initiation of a campaign of attack against the Royal Bank of Canada (RBC) (a main sponsor) and a corresponding call out for all to join in some “amateur vandalism”. What is unquestionable is that the Internet communiques encouraged a rash of broken RBC windows across Canada. Although this property destruction has not seemed to spread outside of radical circles, public support for this kind of sabotage has increased. The wave of vandalism is costing RBC more and more money in new windows, and bank machines, and increased security (admittedly a drop in the bucket for companies that make millions in profit every year). Beyond the costs to RBC, the vandalism also functions to damage the sanctity of property.
D’autres actions directes anti-Olympiques en C-B incluent l’incendie de véhicules appartenant à Kiewit and Sons (la compagnie qui construit l’autoroute principale des Olympiques), le cimentage des toilettes du McDonalds (commanditaire), le bombardement de peinture des panneaux d’affichage olympiques de Vancouver. D’autres attaques furent rapportées par les médias corporatifs, incluant 50 000$ de dommages à de l’équipement de construction appartenant aux contracteurs des Olympiques, seulement quelques jours après la mort d’un travailleur sur ce chantier de travail. Ce vandalisme ciblé et de nombreuses autres actions anti-Olympiques sont une référence pour l’action comme possibilité de destruction et de sabotage de la propriété.
Other BC based anti-Olympics direct actions include arsons of Kiewit and Sons vehicles (the company building the arterial highway for the Olympics), cementing McDonald’s (sponsor) toilets, paint bombings of Vancouver Olympics billboards. Other attacks that were reported by the corporate media include $50,000 of damage to construction equipment belonging to Olympics contractor, only a few days after a worker was killed on that job site. This targeted vandalism and numerous other anti-Olympic related actions provides a reference for action in the possibilities of property destruction and sabotage.
Comment la lutte anti-Olympique peut contribuer à créer une révolte sociale plus généralisée? Cette question devint un fil conducteur central de discussion parmi les anarchistes de Vancouver. Pour les anarchistes, un aspect important de la lutte anti-olympiques fut la question : comment communiquer que le problème n’est pas seulement les Olympiques mais le système tout entier? Les anarchistes ont bombardé, de façon répétitive, la ville de graffitis, ont réalisé de nombreuses publications de petite échelle, créé des blogs ainsi qu’écrit des communiqués internet d’actions directes expliquant leurs motivations avec des degrés divers d’analyse. À l’intérieur de la question de comment communiquer existe la question d’avec qui communiquer. Une critique principale de la communication actuelle au sein du mouvement anarchiste est qu’ils/elles visent de façon trop exclusive les autres anarchistes - d’où la question, est-il important d’encourager plus d’anarchie ou plus d’anarchistes ? Nous ne disons pas qu’il n’est pas important de communiquer avec les autres anarchistes, mais que si l’intention de certaines communications est de contribuer à élargir la lutte sociale, il serait plus fûté de diffuser l’information et les analyses de façon à ce que ce soit plus accessible aux personnes qui ignorent l’existence des blogs anarchistes.
How the anti-Olympic can struggle contribute to creating a more generalized social revolt, has been a central thread of discussion among anarchists in Vancouver. For anarchists, an important aspect of the anti-Olympics fight has been the question of how to communicate that the problem is not just the Olympics but the system as a whole. Anarchists have repeatedly bombed the city with graffiti, released numerous small run publications, created blogs, and written direct action internet communiques explaining motivations with varying degrees of analysis. Within the question of how to communicate exists the question of with whom. A main critique of much of the current anarchist communications is that they are aimed too exclusively towards other anarchists - begging the question, it it important to encourage more anarchy or more anarchists? We are not saying that it is not important to communicate with other anarchists, but that the if intention of certain communication is to contribute to widening social struggle, it would be wise to put out information and analysis in a way that is available to people who don’t know anarchist blogs exist.
Les anarchistes de Vancouver participent aux manifestations anti-olympiques et à perturber certains événements olympiques; néanmoins, l’organisation met davantage l’emphase sur l’importance de perturber certains projets capitalistes, accélérés par le carburant olympique. Comme stratégie, seulement attaquer les Olympiques laisse de la place pour que ces projets eux-mêmes soient sans surveillance néanmoins, attaquer le spectacle peut aussi créer un climat social instable pour l’investissement.
Anarchists in Vancouver do participate in disrupting certain Olympic events and anti-Olympic demonstrations, however, organizing is focused more towards attempting to disrupt certain capitalist projects accelerated by Olympic fuel. As a strategy, to target simply the Olympics leaves room for the projects themselves to go unchecked, however targeting the spectacle, may also provide an unstable social climate for investment.
DEVELOPMENT
DÉVELOPPEMENT
“Depuis que Vancouver-Whistler a été nommée ville hôte des Olympiques d’hiver en 2003, Vancouver a vécu des évictions de grande échelle et un déplacement de la pauvreté urbaine. Des centaines de logements à prix modiques, des “single room occupancy” (SRO), ont été perdus dans le Downtown Eastside (DTES), le quartier le plus pauvre de Vancouver et un “corridor” important pour les médias olympiques et les touristes. La plupart étaient des hôtels forcés à fermer leurs portes soit parce que leurs propriétaires voulaient les détruire ou les rénover en des hôtels haut de gamme pour l’industrie olympique/touristique ou par le conseil de ville qui forçait la fermeture des immeubles qui violaient les codes de feu, de santé et de sécurité.”
“Since Vancouver-Whistler was announced as host city for the 2010 Winter Olympics in 2003, Vancouver has experienced large-scale evictions and dislocation of urban poor. Hundreds of low-income, Single Room Occupancy (SRO) units have been lost in the Downtown Eastside (DTES), Vancouver’s poorest neighborhood and a key ‘corridor’ for Olympic media and tourists. Most were hotels forced to close either by owners seeking to demolish or renovate them into upscale hotels for the Olympic/tourist industry, or by City council forcing the closure of buildings that violated fire, health or safety codes.”
Itinérance 2010 : Contexte
- Homelessness 2010: Background
Le développement est publicisé comme une amélioration nécessaire, la fille innocente du progrès, par contre, c’est pas moins que l’imposition de la volonté du profit sur nos vies. Le développement est un processus enraciné dans l’occupation et l’exploitation de la terre et des peuples, afin d’extraire des ressources (matières premières et territoires) pour qu’elles soient reconstituées en blocs de construction pour la gestion de l’espace.
Development is advertised as a necessary improvement, the innocent daughter of progress, however, it is little more than the imposition of the will of profit over our lives. Development is a process rooted in occupation and exploitation of land and people, in order to extract resources (raw materials and territory) to be reconstituted as building blocks for the management of space.
Le développement et le déplacement dans le Downtown Eastside sont communément promus comme processus de revitalisation. Ce quartier est le corridor principal pour la circulation des visiteurs et des médias olympiques. Aussi, il est important stratégiquement pour l’assaut de la gentrification, comme il est situé entre des zones touristiques et économiques clées. L’usage de la drogue non dissimulé, la pauvreté et les crimes mineurs sont prépondérants dans les rues ici et considérés comme un obstacle pour une plus grande confiance de la part des investisseurs. La “revitalisation” est réellement une collaboration entre diverses puissances économiques ; galeries d’art, universités, constucteurs de condos, les services sociaux et municipaux qui encouragent l’élargissement de la gentrification à partir d’où elle existe déjà (dans les endroits avoisinants) et, essentiellement, qui déplacent les éléments indésirables. Cette “revitalisation” est un autre aspect de l’assujettissement des peuples indigènes, puisqu’un pourcentage significatif des résidentEs du DTES sont des indigènes qui ont été déplacées de leurs propres territoires.
The development and displacement of the Downtown Eastside is commonly promoted as “revitalization.” This neighborhood is the primary Vancouver corridor for the influx of Olympics visitors and media. Also, it is strategically important for the onslaught of gentrification, as it exists between key tourist and economic areas. Open drug use, poverty, and petty crime is prevalent on the streets here, and considered a obstacle for greater investor confidence. The “revitalization” is truly a collaboration of various economic forces; art galleries, universities, condo developers, the city and social services encouraging the spread of gentrification from where it already exists (in surrounding areas) and essentially displacing undesirable elements. This “revitalization” is another aspect of subjugation of indigeneous people, as a signifcant percentage of downtown east side residents are natives displaced from their own territories.
Certains anarchistes de Vancouver ont participé au squat Woodwards de 2002 en bordure du DTES. Le squat, dont les participants furent évincés après une semaine, fut rasé pour permettre son re-développement en moins d’un an. La ville se servit des demandes de logements sociaux faites par des activistes de gauche présents au squat Woodwards pour promouvoir le redéveloppement, promettant des logements à marchés mixtes (quelques logements à prix modiques dans une mer de sales riches ; la “diversité”). Ces quelques logements publiques sont aussi problématiques car seulEs peuvent y loger ceux et celles qui peuvent se conformer à la bureaucratie, aux listes d’attentes et aux standards gouvernementaux concernant l’espace. La reconstruction du Woodwards fut à la tête du processus de “revitalisation”, qui prit de la vitesse quand la ville paya plus que la valeur marchande pour acheter environ une douzaine d’hôtels SRO, et quand les constructeurs commencèrent à démolir des bâtiments et à construire des condos coûteux à la place (un processus qui n’est toujours pas complété). La reconstruction du Woodwards fut le cheval de troie de la gentrification, comme l’agent immobilier “roi du condo” Bob Rennie l’indiquait dans sa promotion du Woodwards: “soit audacieux ou déménage en banlieue.” Audacieux de vivre dans le même bâtiment (quoique séparés par des mesures de sécurité) que les personnes issues de la classe qu’ils exploitent.
Some Vancouver anarchists participated in the Woodwards Squat of 2002 on the edge of the Downtown Eastside. The squat, evicted after a week, was slated for re-development within a year. The city used the “social housing” demands of left-activists at the Woodwards squat to promote the re-development, promising mixed-market housing (a few low-income units, in a sea of the rich; “diversity.”) These few public housing units are also problematic in that they only house those that can comply with the bureaucracy, waiting lists, and government standards for the space. The re-development of Woodwards was a masthead for “revitalization,” which picked up speed as the city paid more than market value to buy about a dozen SRO hotels, and developers began to demolish buildings, re-building expensive condos (a process that has not yet seen the final market stage). The Woodwards re-development was the calculated trojan horse of gentrification, as “Condo King” realtor Bob Rennie stated in his promotion of Woodwards, “Be bold or move to suburbia.” Bold to live in the same building alongside (though separated by security measures) the class of people they exploit.
En novembre 2008, quelques artistes se firent offrir l’accès gratuit à un espace d’organisation dans le DTES pendant un an. L’espace, appartenant à des slumlords de grande renommée, devait être dirigé par des artistes locaux (qui invitèrent des anarchistes à participer) et contribuerait à la revitalisation du voisinage. Trouvant une solution au “problèmes” que représentaient la présence de squatters drogués et un bâtiment sur le point d’être condamné, les propriétaires s’en tireraient avec l’image de bienfaiteurs généreux, attribuant à leur nom le crédit politique désiré. Le développement de cet espace pour vendre de l’art n’aurait été vitalisant que pour les artistes, leurs clients (les riches), et les développeurs et agents immobiliers qui se serviraient de cet espace comme panneau publicitaire pour vendre le quartier comme expérience culturelle enrichissante.
In November, 2008, an organizing space in the Downtown Eastside was offered rent free for one year to some artists. The space, owned by notorious slum lords, was to be run by local artists, who invited anarchists’ participation, and would use the space to participate in the revitalization of the neighborhood. Solving the ‘problem’ of junkie squatters and a building on its way to being condemned, the slum-lords would come out looking like generous benefactors, giving desired political credit to their name. The development of this space to sell art is vitalizing only to the artists, their clients (the rich), and to developers and real estate agents who would use this space as a billboard to sell the neighborhood as an enriching cultural experience.
Un autre développement colossal à l’horizon est déterminé à transformer Little Mountain, le plus ancien HLM de Vancouver. Le projet d’habitation fut bâti en 1954 en résultat de la pression excercée par des vétérans de la 2ième guerre mondiale devenus squatters qui avaient illégalement occupé un hôtel et des dortoirs militaires inutilisés. Certaines familles vivent à Little Mountain depuis quelques générations. Le projet d’habitation a été traité de “gaspillage d’espace” parce qu’il y a de grandes zones d’herbe entre les bâtiments. La valeur de l’espace social où les enfants jouent et les voisins se partagent de la nourriture a été quantifiée. Déjà, les occupants de 210 appartements sur 224 ont été expulsé.e.s. Quoique qu’il est prévu que les bâtiments soient démolis et la zone développée en un mélange de logement à marchés mixte et de logements sociaux, semblable au modèle du Woodwards, les résidents de 14 appartements refusent de partir et, accompagnés d’organisations activistes, ont créé une campagne pour sauver leurs domiciles.
Another gigantic development on the horizon is set to transform Little Mountain, the oldest government housing project in Vancouver. The project was built in 1954 as result of pressure from post WW II veterans-turned-squatters, who had illegally occupied a hotel and an unused military barracks. Some families have lived at Little Mountain for a few generations. The housing project has been called a “waste of space” because there are large grass areas between the buildings. The value of social space where children play and neighbors share food has been quantified. Already 210 of the original 224 apartments have been evicted. Though slated to be demolished and developed into a mix of market and social housing, similar to the Woodwards model, residents of 14 apartments refuse to leave and, along with activist organizations, created a campaign to save their homes.
Le développement à Little Mountain est suspendu dû à l’effondrement économique forçant le développeur, le Holborn Group, à admettre qu’il ne commencera pas à construire avant 4 ans au minimum. Les anarchistes n’avaient pas de contacts personnels avec les résidents intransigeants mais, inspiré.e.s par leur refus de quitter l’endroit, leurs rendirent visite et discutèrent avec eux de stratégies. Les anarchistes firent des invitations pour une rencontre de résidents, avec deux propositions : 1. De squatter un édifice d’appartements condamné afin de soutenir la résistance et possiblement de l’utiliser comme un centre d’information à propos du développement/de la gentrification de la ville. 2. D’organiser une manifestation devant un autre projet de développement du groupe Holburn. Ces propositions ont été rejetées lors de la rencontre par les résidents ainsi que par les activistes, qui soutenaient qu’elles n’étaient pas stratégiques à ce moment-là. Cependant, chose plus importante, des débuts de relations furent créés et un dialogue ouvert, permettant des collaborations futures.
The development at Little Mountain is stalled due to the economic collapse causing the developer, the Holborn Group, to admit they won’t start to build for a minimum of 4 years. Anarchists had no personal contacts with the defiant residents but, inspired by their refusal to leave, visited and discussed strategies with resisting renters. Anarchists made invitations for a residents meeting with two proposals; 1. To squat a boarded up apartment building to lend strength to the resistance and possibly for use as an info point about development/gentrification in the city. 2. A picket at another Holburn group development. These proposals were rejected by residents, and the activists, at the meeting as not being strategic at this time. However most importantly the beginnings of relationships were created and a dialog was opened for future collaboration.
Encore une fois, les anarchistes tentèrent de se connecter à des luttes locales après avoir appris que les résidentEs de Tsawwassen, une petite ville au sud de Vancouver, avaient utilisé leurs voitures pour bloquer la circulation sur l’autoroute 17 en juin, et qu’en juillet ils/elles avaient manifesté avec leurs enfants à une école et bloqué aux travailleurs de la B.C. Transmission Corporation (BCTC) l’accès à leurs propriétés. La BCTC remplaçait et actualisait les lignes de haute tension qui passaient par les cours arrières des résident.e.s. En juillet, trois résident.e.s furent arrêté.e.s. Le/la premier-ère, aurait interféré dans le projet en s’assoyant sur le stub d’un poteau, un support pour une tour de transmission, et arranchant des poteaux d’inspection. Le/la secondE se serait servi d’un grand miroir pour faire refléter de la lumière sur deux travailleurs dans un camion (bucket truck), et le/la troisième fut arrêtéE, mais sans accusations. BCTC déclara également qu’ils avaient trouvé de profondes coupures dans des poteaux, que des travailleurs avaient été menacés, dont un par un homme tenant un pied de biche, et que quelqu’un avait versé de l’urine par la fenêtre ouverte d’un véhicule inoccupé appartenant à unE employéE de la BCTC. En août, des anarchistes se pointèrent aux procès des deux résidents ayant reçu des charges et, à deux reprises, visitèrent des résidents de Tsawwassen pour ouvrir le dialogue. Malheureusement, les lignes de haute tension furent installées.
Again anarchists made an attempt to connect with local struggles. After learning that the residents of Tsawwassen, a town south of Vancouver, used their cars to block traffic on highway 17 in June, and in July held a protest with their children at a school and blocked B.C. Transmission Corporation (BCTC) workers’ access to their properties. BCTC was replacing and upgrading high voltage power lines that run through residents back yards. In July, three residents were arrested. The first, is alleged to have interfered with the project by sitting on a pole stub, a support for a transmission tower, and to have ripped out survey stakes.The second, is alleged to have used a large mirror to reflect light at two workers in a bucket truck, and a third was arrested but not charged. BCTC also claimed that they found deep cuts in poles, that workers were being threatened, including one being threatened by a man with a crowbar and that someone had poured urine into the open window of an unoccupied vehicle belonging to a BCTC employee. In August, anarchists attended the court dates of the two charged residents and twice visited residents in Tsawwassen opening up a bit of discussion. Unfortunately the new power lines went up.
ESPACE
Les anarchistes de Vancouver sentent souvent un manque d’espace à partir duquel s’organiser. Il existe quelques espaces comme des magasins de livres ou des cafés qui supportent les événements anarchistes, mais il ne s’agit pas de bases consistantes pour des projets. Sur une base temporaire, des anarchistes squattent des espaces pour des soirées d’information au sujet de prisonniers (particulièrement John Graham, Gabriel Pombo da Silva et José Delgado), pour des projets, des échanges de savoirs et d’habilités et pour mépriser ensemble la signification assignée à l’espace. Cependant, ces espaces manquent de continuité à partir de laquelle développer une révolte sociale et des relations au-delà du “milieu” anarchiste.
SPACE
Anarchists in Vancouver commonly feel a lack of space to organize from. There are a few spaces, like bookstores, or cafes that support anarchist events, but they are not a consistent base for projects. On a temporary basis, anarchists squat spaces for info-nights about prisoners (specifically John Graham, Gabriel Pombo da Silva and Jose Delgado), projects, skills sharing and to sew the seeds of contempt for the dictated meaning of space. However, these spaces lack in continuity from which to develop social revolt and relationships outside of the anarchist “scene.”
Des anarchistes planifient ouvrir un espace à l’été 2009. Cet espace sera utilisé pour des projets sociaux, des événements de solidarité et, avec les Olympiques qui s’en viennent, l’espace accueillera sûrement des visiteurs/visiteuses ayant l’intention de déranger le statu quo. Puisque Vancouver est une nouvelle ville, il y existe très peu d’espaces inoccupés. Elle grandit encore et ce qui est temporairement vacant est gardé et converti pour des intérêts pécuniers de propriété. Les squatteurs n’ont pas de droits au Canada et même si le squat secret à plus long terme est possible, les squats publics sont plutôt immédiatement évincés par les flics. Même si cet espace sera loué, les projets et les actions qui s’y dérouleront n’adhèreront pas aux limites imposées à un espace légal dans le but de préserver son existence, car ce n’est pas cet espace à l’intérieur du capital qui est désirable, mais une piste d’envol pour le conflit continuel avec l’État et le capital. Un espace qui ne peut pas être marchand, dont l’intention est d’être une véritable menace aux patrons en tant que site ingérable et d’instigation. L’espace n’est pas un but en soi. Fondamentalement, l’espace doit se dépasser.
In the summer of 2009, anarchists are planning to open a space for social projects, solidarity events and, with the Olympics on the horizon, the space can expect to be hosting visitors intent on disrupting business as usual. Because Vancouver is a new city, there is very little empty space. It is still growing and what is temporarily vacant is guarded and coveted due to peaking property values. There are no squatters rights in Canada, and although secret longer term squatting is possible, public squats are quite immediately busted by the cops. Although this space will be rented, projects and actions carried out there will not adhere to the imposed limits of a legal space in order to preserve its’ existence, for it is not this space within capital that is desirable, but a launching pad for ongoing conflict with the state and capital. A space that cannot be marketable, intended to be a genuine threat to the bosses as a site of instigation and unmanageability. The space in itself is not the goal. Fundamentally the space must move beyond itself.
Récemment, des anarchistes venus d’ailleurs au Canada sont déménagés à Vancouver et ont ouvert un espace/projet semi-public, Le Maquis, dans le Downtown Eastside.
Extrait de leur texte “autour du maquis” :
“…Nous avons été inspirées par plusieurs formes de connexions et d’organisations qui ont émergé dans ce contexte ; camps pour protéger les montagnes… les actions directes et autonomes, des fenêtres qui pétent aux feux qui prennent, la ténacité des bums du Downtown Eastside à occuper les rues et les parcs… Ils/elles luttent tous les jours contre la répression policière, la privatisation de l’espace, le mépris des favorisés…
Malgré cette résistance inspirante, nous avons remarqué un manque flagrant d’espace pour la politisation, le développement de liens et l’organisation basée sur l’objectif de contrer la domination sous toutes ses formes et par laquelle la lutte puisse grandir… Nous construisons un espace pour la recherche, la créativité, la subversion du quotidien, la communisation des sensibilités… dans le but d’encourager une réappropriation radicale du territoire ici. “
Recently, anarchists from elsewhere in Canada moved to Vancouver and opened semi-public project/space, The Maquis, in the Downtown Eastside.
From their text “Around The Maquis:”
“We have been inspired by many forms of connections and organizations that have emerged in this context; camps to protect the mountains… direct and autonomous actions, from windows that brake to fires that catch, the tenacity of the Downtown Eastside bums occupying street and parks… They struggle everyday against police repression, the privatization of space, the scornfulness of the favored…
Despite this inspiring resistance, we have noticed a flagrant lack of spaces for politicization, networking and organization built on that aim to counter domination in all forms and by which the struggle can grow… We are creating a space for research, creativity, spreading critical information, workshops, training, solidarity events, subversion of the daily life, communisation of sensitivities… with the aim of encouraging a radical re-appropriation of the territory here. “
Des groupes et des individus lancent une invitation à la révolte dans les rues de Vancouver contre la gentrification, le contrôle social et les Olympiques. Plus formellement, le ORN (réseau de résistance aux olympiques) appelle à une convergence à Vancouver contre les Olympiques durant le déroulement des jeux en février 2010. Un appel informel est lancé internationalement à collaborer à un “Carnaval de la Révolte”, qui veut faire place à l’art de la rue et au graffiti. Les gens sont invités à pousser leurs passions et leurs critiques sur les murs de leurs mondes. Cette invitation à remplir les murs de messages et d’images, qui s’inscrit dans le cadre du renversement des significations assignées à nos espaces, a comme but d’inspirer les gens au-delà de la soumission, d’interagir avec leurs peurs et de manifester les émotions en actions.
Groups and individuals are calling others to revolt in the streets of Vancouver against gentrification, social control, and the Olympics. More formally, the ORN is appealing for a convergence in Vancouver against the Olympics during games time in February 2010. An informal call out is being made to people internationally to collaborate in an international street art/graffiti effort dubbed “The Carnival of Revolt.” People are invited to push their passions and critiques onto the walls of their worlds. As a part of overturning the assigned meaning of our spaces, this call out is for street messages and images to be thrown up with the aim to inspire people beyond submission, to interact with their fears and manifest emotions into actions.
SOLIDARITÉ AVEC LES AUTOCHTONES
La résistance des autochtones à la colonisation est une source d’inspiration dans la lutte anarchiste locale contre l’industrialisme, le capitalisme et l’État. L’institution de la colonisation existe seulement en Colombie-Britannique depuis 150 ans, mais son impact fut rapide et brutal. Le Indian Act, passé en 1876, confina les peuples indigènes aux réserves et aux abusives écoles résidentielles chrétiennes et fit passer des lois contre l’usage de leurs langues et de leurs modes de vie. Dès le début de la colonisation, il exista une rigoureuse résistance armée de la part des nations autochtones, qui ralentit vers 1890. L’État canadien, qui cherche à sécuriser l’approvisionnement de ressources pour l’expansion du capital, est encore engagé dans une guerre contre la révolte des autochtones. Dans les années 1960, il y eut une résurgence dans la résistance indigène sous la forme de sociétés guerrières et d’organisation radicale qui se concentrèrent particulièrement sur la réoccupation des terres et les luttes pour les modes de vie traditionnels.
INDIGENOUS SOLIDARITY
Indigenous resistance to colonization is a source of inspiration in the local anarchist struggle against industrialism, capitalism and the State. The institution of colonization has only existed in British Columbia for the last 150 years, but it’s impact has been swift and brutal. The Indian Act, passed in 1876, confined indigenous people to reservations and abusive christian residential schools, outlawed language and ways of life. From the beginning of colonization there was fierce armed resistance by indigenous nations slowing down by 1890. The Canadian State is still entrenched in a counter-insurgency war, to secure resources for capital’s expansion. In the 1960’s there was a resurgence in native resistance in the form of warrior societies and grassroots organizing, with a focus towards land re-occupation and fighting for traditional ways of life.
La “Colombie-Britannique” est presque entièrement composée de terres non cédées. Cela signifie qu’aucun traité n’a été signé et que les indigènes sont légalement en possession de ces terres. Le processus du traité de la Colombie-Britannique a débuté peu après la crise d’Oka en 1990. Au cours de cet été et de cet automne, le plus grand nombre de blocages de routes et de chemins de fers en solidarité avec les Mohawks eurent lieu en Colombie-Britannique. Le processus du traité de la C.-B. avait plusieurs buts : la légitimation du vol des terres indigènes ; de présenter le gouvernement comme étant juste et honorable de corriger les “injustices historiques” ; de fournir une garantie économique aux corporations (les industries minières, de foresterie, d’extraction d’huile et de gaz, les stations de ski, etc) ; et d’assimiler les peuples autochtones.
(-http://www.warriorpublications.com/?q=node/21, What is the BC Treaty Process?)
Nearly all of so-called British Columbia is unceeded land. This means no treaties were ever signed and there are legal grounds for indigenous title to this land. “The BC treaty process, was first set in motion shortly after the 1990 Oka Crisis. That summer & fall, BC had the most solidarity road & rail blockades with the Mohawks than any other region. The BC treaty process has several goals: to legitimize the prior theft of Indigenous land; to present the government as fair & honorable for correcting ‘historical injustices’; to provide economic certainty for corporations (i.e., logging, mining, oil & gas, ski resorts, etc.); and to assimilate Indigenous peoples.”
-http://www.warriorpublications.com/?q=node/21, What is the BC Treaty Process?
Les touristes se pointent en C.-B. séduits par des histoires de magnifiques terres intouchées et d’aires de récréation. Les parcs ont comme principales fonctions d’être des réservoir de bien capitaux et, originalement, d’empêcher les peuples indigènes de vivre de façon autonome. La Colombie-Britannique est encore promue comme “frontier” (terre intouchée, frontière) pour le capitalisme et la colonisation.
Tourists are wooed to BC with stories of beautiful, untouched land and recreational areas. Parks more than anything primarily function as a reservoir for capitalism’s assets and originally, to restrict access to the means of autonomous existence for indigenous people. BC is still promoted as a ‘frontier’ for capitalism and settlement.
Quelques insurrections autochtones plus récentes : à partir de l’an 2006, la ré-occupation de terres urbaines par des personnes des Six Nations, en Ontario, qui empêcha un gros projet de développement d’empiéter sur la réserve ; Sutikalh, la ré-occupation toujours en cours sur le territoire St’at’imic pour arrêter le développement d’un centre de ski ; la persistance des personnes autochtones à se nourrir de la terre, notamment en pêchant sur le territoire Cheam malgré les charges et les amendes administrées par le Département de Pêche et des Océans et en faisant la cueillette de baies et la coupe d’arbres dont ils-elles se servent pour construire des structures sur des terres “privatisées”.
Some more recent indigenous uprisings; beginning in 2006 the urban land re-occupation by people from Six Nations, in Ontario, which stopped a large development project from infringing on the reservation, Sutikalh, the ongoing land re-occupation in St’at’imic territory to stop a ski resort, the persistence of indigenous land use including fishing on Cheam territory despite charges and fines from the Department of fisheries and oceans and berry picking and cutting trees for building projects on ‘privatized’ corporate land on Secwepmec territory.
À plusieurs endroits en Colombie-Britannique, les stations de ski qui se développent présentement ou que l’on prévoit développer (entre autre en vue des Olympiques) font face à la résistance des peuple Nlaka’pamux, Secwepmec et St’at’imic.
Ski resorts currently expanding or slated for expansion (some directly due to the Olympics) across BC are meeting resistance from the Nlaka’pamux, Secwepmec and St’at’imic nations.
Cet été, des anarchistes visitèrent le campement Nlaka’pamux, établi dans les montagnes Coquihalla pour agiter la résistance contre la signature approuvant la construction d’un centre de ski sur les terres de ces derniers. Le campement fut monté là où des gens campent, cueillent des baies et amassent des herbes médicinales depuis des milliers d’années.
This summer, some anarchists visited the Nlaka’pamux camp set up in the Coquihalla Mountains, to stir up resistance to the signing away of their land for ski resort development. The camp was set up where the people have camped for 1000’s of years of berry picking and medicine gathering.
Les anarchistes en Colombie-Britannique contribuent au support de la lutte des Secwepmec pour leur terre depuis le stand-off à Gustafsen Lake, en 1995. Un stand-off armé d’un mois eut lieu entre la police et le peuple indigène sur leur terre ancestrale. Le conflit est né quand un propriétaire de ranch du coin se mit à exiger qu’un campement de la Sundance Secwepmec quitte une terre dont il se déclarait propriétaire. Le campement était composé d’hommes, de femmes, d’enfants et d’aîné.e.s. La GRC tira des milliers de cartouches de munitions en direction du campement. Les anarchistes supportèrent les défenseurs de la terre Ts’peten, les Secwepmec de la région de Gustafsen Lake, en supportant certains warriors ayant à se pointer en cour ou en prison, en distribuant de l’information, en créant des sites webs et en faisant des collectes de fonds. En 2005, les anarchistes de Vancouver assistèrent à l’anniversaire de dix ans du stand-off à Ts’peten.
Anarchists in BC have been contributing to the support of the Secwepmec fight for the land since the 1995, Gustafsen Lake stand-off. A month long armed stand-off occurred between police and indigenous people on their ancestral homeland. The conflict began when, a local white rancher began demanding that a Secwepemc Sundance camp leave land to which he claimed ownership. People inside included men, women, children and elders. The RCMP fired thousands of rounds of ammunition at the camp. Anarchists supported the Ts’peten, Secwepmec for the Gustafsen Lake area, land-defenders through prisoner/court support, information, web-sites and fundraising. In 2005, Vancouver anarchists attended the 10 year anniversary gathering at Ts’peten.
Des personnes Secwepmec, incluant quelques-unEs qui étaient au stand-off de Gustafsen Lake, se battent contre le centre de ski Sun Peaks depuis 1997. En 2004, ils-elles lancèrent un appel à une convergence à Sun Peaks, à laquelle se présentérent des défenseurs de la terre autochtones et des supporteurs non-autochtones, incluant des anarchistes. Ce jour-là, une structure fut bâtie avec du bois venu du terrain de golf de Sun Peaks. Les Secwepmec occupèrent la structure pour surveiller la destruction de leurs terres par la station de ski, pour affirmer leur possession du territoire et pour répandre de l’information. Le camp, qui dura un mois avant que ses occupants ne soient expulsé.e.s, était composé majoritairement d’autochtones ; quelques anarchistes et activistes y contribuèrent également. Sun Peaks est un site d’entraînement olympique pour l’équipe de ski autrichienne.
Secwepmec people, including some who were inside the Gustafsen Lake stand-of,f have been fighting against the Sun Peaks ski-resort since 1997. In 2004, they called for convergence at Sun Peaks, which was attended by native land-defenders and non-natives supporters including anarchists. On this day a structure was built using wood just cut from the Sun Peaks golf course. The Secwepmec occupied the structure to monitor destruction of their land by the ski resort, to assert territory and spread information.The month long camp, before it’s eviction, was occupied and suppported primarily by natives with the contributions of some anarchists and activists. Sun Peaks is an Olympic training site for the Austrian ski team.
La warrior du Native Youth Movement (NYM) Tselletkwe, de la nation Secwepmec, fut arrêtée au cours d’une manifestation perturbatrice qui interrompit la cérémonie du dévoilement du “count down clock”, un cadran affichant un compte à rebours jusqu’aux Olympiques. Elle fit cette déclaration au moment de sa remise en liberté : “Notre terre n’est pas à vendre, nous sommes toujours en guerre avec le KKKanada, nous n’avons jamais cédé nos terres. Nous voulons que le monde entier sache de ne pas venir dans notre pays et de boycotter le KKKanada et les Olympiques de 2010. Le tourisme n’est pas le bienvenu ici.”
Native Youth Movement (NYM) Warrior Tselletkwe from the Secwepmec Nation was arrested at a disruption demo interupting the unveiling of the Olympic countdown clock. She
made this statement on her release, stating, ìOur land is not for Sale, we are still at war with KKKanada, we have never surrendered our land. We want the whole World to know not to come to our country and to boycott KKKanada and the 2010 Olympic Games. Tourism is not welcome here.î
En mai 2000, des personnes de la nation St’at’imic bâtirent un campement dans les montagnes, à quatre heures au nord de Vancouver, pour arrêter le développement d’un centre de ski. Le campement, qui porte le nom de Sutikalh, continue d’empêcher la construction du centre avec succès, servant de point de rencontre pour se rassembler dans un contexte de résistance et de subsistance. Les St’at’imic qui vivent à Sutikalh voient le campement comme un protecteur de l’eau propre des montagnes et comme un défi au système de réserves, encourageant les gens à ré-occuper les terres traditionnelles et à vivre activement avec la terre. Les anarchistes de la C.-B. ont intensément supporté et se sont sentis supporté.e.s par Sutikalh au cours des années ; ils-elles ont formé des liens, fourni du matériel et des fonds, ont bâti et jardiné. À la fin de chaque été depuis cinq ans, les anarchistes se rassemblent pour récolter et faire des conserves de baies, pour s’entraîner physiquement et pour discuter.
In May of 2000, people from the St’at’ imic nation built a camp in the mountains, 4 hours north of Vancouver, to stop the development of a ski-resort. The camp, called Sutikalh, continues to successfully prevent the construction of the resort, acting as a hub to bring people together in the context of resistance and subsistence with the land. The St’at’imic living at Sutikalh see the camp as a protector of the clean water from the mountains and a challenge to the reservation system, encouraging people to re-occupy traditional territory and live actively with the land. Anarchists in BC have intensively supported and felt supported by Sutikalh over the years through forming relationships, bringing supplies and finances, building and gardening. For the last five years anarchists gather at the end of summer to harvest and preserve berries, for physical training and discussions.
La lutte à Sutikalh n’est pas finie ; les jeux Olympiques d’hiver de 2010, qui doivent avoir lieu non loin de là à la station de ski de Whistler, augmentent la menace envers la région en stimulant les marchés des actionnaires (p. ex, certaines compagnies seront peut-être plus tentées d’investir dû aux conditions favorables créées par 2010). Pour ces raisons, Sutikalh demeure un point de convergence important pour la résistance en communauté contre n’importe quel centre de ski potentiel. Après 9 ans, Sutikalh continue d’être une expression de souveraineté St’at’imc et du désir de ce peuple de protéger leur territoire et leur mode de vie. Sutikalh a résisté aux attaques de vigileants colons et aux descentes de la police et continue à recevoir le support de d’autres communautés St’at’imc.
The fight at Sutikalh is not over, as the 2010 Winter Olympics, to be held in the nearby ski resort of Whistler, increases danger to the area by stimulating investor markets (i.e., companies may be more ready to invest due to the favorable conditions created by 2010). For these reasons, Sutikalh remains an important focal point for community resistance to any potential resort. After nine years, Sutikalh continues to stand as an expression of St’at’imc sovereignty & their desire to protect their territory & way of life. It has withstood attacks by vigilante settlers and police raids, and continues to receive support from other St’at’imc communities.
La solidarité est un concept répandu autant chez les anarchistes qu’au sein de la résistance autochtone. Quand un site de résistance est menacé, il est fréquent que d’autres nations à travers le pays répondent en bloquant des autoroutes, des ponts et des lignes de trains ou en occupant les bureaux des conseils de bande. Les anarchistes à travers le Canada, incluant en Colombie-Britannique, participent parfois aux mouvements de solidarité avec les luttes autochtones.
Solidarity is a concept common to both anarchists and the indigenous resistance movement. Often when one site of resistance is under siege, other nations across the country respond by blocking highways, bridges and train lines or occupying band offices. Anarchists, across Canada, including BC, at times participate in solidarity with indigenous struggle.
En 2006, des anarchistes de Vancouver visitèrent un site de projet de développement occupé près de Six Nations, en Ontario, et restèrent quelques jours durant au front. De retour à Vancouver, ils-elles organisèrent une soirée d’information au sujet de la lutte à Six Nations et contre le développement et participèrent à une manifestation de solidarité menée par des autochtones qui bloqua partiellement un gros pont du centre-ville. À Courtney (C.-B.), il y eut une autre manifestation de solidarité initée par des anarchistes qui firent des liens avec des autochtones de la région. Ils-elles bloquèrent temporairement un pont et accrochèrent d’immenses bannières sur lesquelles on pouvait lire “Six Nations you do not stand alone” (Six Nations Vous N’êtes Pas Seuls), et “Solidarité avec les guerriers-ières des Six nations”.
In 2006, anarchists from Vancouver visited the occupied development near Six Nations, in Ontario and stayed for a few days inside the lines. Returning to Vancouver, anarchists made an info event about the struggle at Six Nations and against development and participated in a native-led solidarity demo that partially blocked a major downtown bridge. In Courtney, BC there was another solidarity demo, initiated by anarchists who made links with indigenous people from the region. They blocked a bridge temporarily and hung banners which read “Six Nations you do not stand alone,” and “Solidarity with Six Nations Warriors.”
Aussi en Ontario, le 25 avril 2008, la police provinciale de l’Ontario (PPO) entoura des carrières de gravier réclamées et décomissionnées en 2007 par des autochtones de la réserve Tyendinaga (nation Mohawk) en Ontario. Des Mohawks qui occupaient un site de développement près de là se retirèrent dans la carrière menacée d’invasion. La police, brandissant leurs fusils, exigea la capitulation des Mohawks qui occupaient le développement, puis attaqua et arrêta nombre de Mohawks. En réponse, une route fut creusée près de la carrière et un feu mis à un champs afin d’éloigner la police ; les gens des Six Nations bloquèrent le pontage de l’autoroute 6 près de Caledonia avec une tour d’hydro-électricité. Des anarchistes de l’Ontario se rendirent aux sites occuppés à Six Nations et à Tyendinaga.
Also in Ontario, on April 25th, 2008 Ontario Provicial Police (OPP) surrounded gravel quarries, reclaimed and decommissioned in 2007, by natives from the Tyendinaga (Mohawk Nation) reserve in Ontario. Mohawks who had been occupying a nearby proposed development site retreated to the quarry site under threat of a raid. Demanding the surrender of the Mohawks who were occupying the development, the police drew their guns then attacked and arrested several Mohawks. In response, a road was dug up near the quarry and set a field on fire to drive away police and Six Nations people blocked the Highway 6 bypass near Caledonia with a hydro tower. Anarchists in Ontario responded by going to the occupied sites at Six Nations and Tyendinaga.
En solidarité avec la lutte à Tyendinaga et Six Nations, le 28 avril 2008, à Vancouver, une centaine d’autochtones et de supporteurs non-autochtones, incluant des anarchistes, bloquèrent une route principale de transport par camion de l’Est de Vancouver. La marche qui précéda le blocage fut menée par des aînés autochtones et soutenue par des warriors et des supporteurs ; ils-elles bloquèrent une intersection majeure pendant trois heures à l’heure de pointe, causant de massifs bouchons de circulation qui s’étendirent jusqu’à la frontière américaine.
In solidarity with the struggle at Tyendinaga and Six Nations, on April 28, 2008 in Vancouver, about a hundred Natives and non-Native supporters including anarchists marched along and blocked-off a major trucking route in East Vancouver. The march was led by native elders, and backed by warriors and supporters, blocking a major intersection for 3 hours during rush-hour and causing massive traffic jams which extended to the United States border.
Un communiqué anonyme d’une action (faite à Vancouver) de solidarité avec la lutte anti-développement des Six Nations de Bratford, Ontario, dit : “dans la nuit du lundi, 14 juillet (2008), à l’est du pont Abbotsford-Mission (près de Vancouver), d’épais fils de cuivre furent placés en travers des chemins de fer, connectant deux rails pour immiter un blocage et, on l’espère, déranger le traffic des train pendant des heures. L’endroit choisi est stratégique parce qu’il s’agit d’un goulet de trois lignes de trains majeures. Si notre solidarité est expansive, disruptive et ciblée, nous pouvons faire avancer notre propre lutte pour la liberté tout en en renforcissant d’autres.”
An anonymous communique from a Vancouver action in solidarity with anti-development actions by Six Nations people in Brantford, Ontario states, “On the night of Monday, July 14th, (2008) east of the Abbotsford-Mission Bridge (near Vancouver) thick copper wire was placed across the train tracks, connecting two rails to mimic a blockage and hopefully disrupting train traffic for hours. This is a strategic place because it is a bottle neck of three major train lines… If our solidarity is expansive, disruptive and targeted, we can further our own fight for freedom while strengthening others.”
Des anarchistes de Vancouver sont en solidarité avec le warrior autochtone John Graham depuis le début de ses audiences d’extradition ici en 2004. John vivait à Vancouver depuis plusieurs années au moment de son arrestation. Des anarchiste apprirent que le gouvernement états-unien menait une enquête sur John Graham par l’entremise du Native Youth Movement local, d’amis communs et de la famille de John. Le FBI prétend que John Graham aurait, en 1975, tué Anna Mae Pictou Aquash, son amie et camarade du American Indian Mouvement (AIM). John Graham est présentement enfermé au Dakota du Sud, en attente de son procès.
Anarchists in Vancouver, Canada, have been standing in solidarity with indigenous warrior John Graham since his extradition hearings began here in 2004. John had been living in Vancouver for a number of years leading up his arrest. Anarchists first learned about the US government case against John Graham from the local Native Youth Movement, mutual friends and John Graham’s family. The FBI charges that Graham, in 1975, killed his comrade Anna Mae Pictou Aquash, his friend and fellow warrior in the American Indian Movement (AIM). John Graham is currently imprisoned in South Dakota awaiting trial.
Inspiré.e.s par la résistance de John au minage d’uranium, à l’exploitation de la terre et à la colonisation, des anarchistes de Vancouver (et, à certains moments, des anarchistes d’ailleurs en Colombie-Britannique) ont assisté à ses appels en cour, lui ont rendu visite alors qu’il était sous arrestation à domicile et en prison, ont organisé des ateliers, des évènements d’informations et des levées de fonds, ont fait de l’affichage, produit des tracts et supporté les évènements tenus pour John par le Native Youth Mouvement ou par ses filles. Il existe aussi une campagne de graffiti en solidarité avec lui à Vancouver.
Inspired by John’s resistance to uranium mining, land exploitation and colonization, Anarchists in Vancouver (and at times anarchists from other parts of British Columbia) have attended his court dates, visited him while under house arrest and in prison, put on workshops, informational events and fund raisers, put up posters, produced leaflets and supported events held for John by the Native Youth Movement or his daughters. There is also an on-going graffiti campaign in Vancouver in solidarity with him.
La solidarité anarchiste avec John Graham signifie continuer la lutte contre le développement, le minage d’Uranium, contre la police, contre toutes les prisons. Comme Anna Mae Pictou Aquash elle-même le disait après avoir été arrêtée et menaçée par le FBI en septembre 1975, “les prisons ne sont pas une solution aux problèmes.”
Anarchist solidarity with John Graham means continuing on with the struggle against development, against uranium mining, against the police, against all prisons everywhere. As Anna Mae Pictou Aquash herself said after she was arrested and threatened by the FBI in September of 1975, ìJails are not a solution to problems.î
CONTRÔLE ET COERCION DANS LA PRISON OUVERTE
Le contrôle social et la coercion existent à une myriade de niveaux en Colombie-Britannique ; ils semblent avoir un costume pour chaque occasion. Sous le prétexte d’améliorer la sécurité, il pousse des yeux et des oreilles au contrôle sous la forme de caméras, que l’on installe à tous les coins de rues et sur les murs des boutiques. Le département de police de Vancouver (VPD) tente de recruter en publicisant son inclusivité multiculturelle, mais le contrôle fut débarrassé de son apparence illusoire lorsqu’un livreur de journaux fut battu brutalement et volé par trois policiers qui lui dirent en lui donnant des coups de pieds “on aime pas les gens bruns, buddy (pote).” L’un de ces trois connards était auparavant bénévole du centre de police communautaire et est en charge de la formation des policiers sur l’usage de la force. Dans plusieurs quartiers, le contrôle est costumé en flic beat sympathique dans des centres de police communautaires à but non lucratif. Le contrôle apparaît le visage nu sous la forme des mitrailleuses, des masques à gaz et des hélicoptères, tandis que des milliers de troupes canadiennes se préparent pour les Olympiques avec des opérations militaires nommées bronze, argent et or. Tragiquement, le contrôle prit la forme familière du bourreau lors de l’assassinat récent de Robert Dziekanski, un immigrant polonais qui mourut après avoir été électrocuté plusieurs fois avec un taser par la GRC (la police nationale du Canada). L’un des agents de police responsable pour la mort de Dziekanski, Monty Robinson, qui était aussi impliqué dans l’affaire Sun Peaks, fait maintenant partie de l’unité de sécurité intégrée des Olympiques, et a causé la mort d’un jeune motocycliste en conduisant en état d’ébriété.
CONTROL AND COERCION IN THE OPEN PRISON
Social control and coercion exist on a myriad of scales in BC, they seem to have a costume for every occasion. Under the guise of improving safety, control sprouts eyes and ears as surveillance cameras are installed on street corners and shops. The Vancouver Police Department strives to recruit by advertising its multicultural inclusivity, but control was unburdened with appearances when a newspaper delivery man was brutally beaten and robbed by three police officers who told the man as they kicked him “we don’t like brown people, buddy.” One of these three pigs was formerly a community policing center volunteer and trains police on the use of force. In many neighborhoods, control comes dressed as a friendly beat cop in non-profit community policing centers. Control appears barefaced with machine guns, gas masks, and helicopters, as thousands of Canadian troops prepare for the Olympics with military operations, named bronze, silver, gold. Tragically, control rises in its all too familiar manifestation as the grim reaper in the recent killing of Robert Dziekanski a polish immigrant who died after being shot repeatedly with a taser by the RCMP (Canada’s national police). One of the police agents responsible for the death of Dziekanski, Monty Robinson, was also involved at Sun Peaks, is now part of the Olympics integrated security unit, and was also driving drunk causing a accident which lead to the death of motorcyclist and youth, Orion Hutchinson.
La GRC se sert de l’intimidation ouverte en frappant aux portes d’anarchistes, d’activistes et d’autochtones souverainistes pour tenter de leur soutirer de l’information sur des ” perturbations ou actions directes” anti-Olympiques, ou sur des personnes dont les sentiments supportent ces activités. Un corps olympique de la GRC a tenté d’organiser des rencontres avec des personnes qui ont été surprises à faire des graffitis anti-Olympiques.
The RCMP are using open intimidation by knocking on anarchists, activists, and native soveriegntists doors seeking information on anti-Olympic “disruptions or direct actions,” or on people whose sentiments support these activities. An RCMP Olympic task force has attempted to set up meetings with people caught doing anti-olympics graffiti.
RÉPONSES DIRECTES
En 1995, un Centre de police communautaire (CPC) fut créé dans le parc Grandview dans la région de la promenade Commercial de l’est de Vancouver. Depuis son commencement, il a fait face à une opposition considérable, qui inclut l’écriture de lettres, des manifestations publiques et des attaques faites au bâtiment lui-même. En 2005, après plusieurs vitres cassées, attaques de bombe à la peinture, tentatives d’incendi et perturbations lors d’évènements de recrutage du CPC, il fut éventuellement poussé à quitter le parc Grandview.
DIRECT RESPONSES
In 1995, a Community Policing Center (CPC) was created in Grandview park in the Commercial Drive area of East Vancouver. Since its inception it has faced considerable opposition, including letter writing, public protests, and attacks on the building itself. In 2005, after numerous smashed windows, paint bomb attacks, arson attempts and the disruption of CPC recruitment events it was eventually forced out of its location in Grandview park.
En Novembre 2008, à son nouvel emplacement sur la promenade Commercial, des roches furent lancées dans trois des cinq fenêtres du CPC le même soir que les serrures de deux autres CPCs et d’un Poste de probation furent enduites de colle. Le coût du remplacement des vitres fut de 2 740$ et, en janvier 2009, le CPC fit un appel aux dons pour payer pour le remplacement. Le même mois, les fenêtres du CPC furent pétées à nouveau. L’appel aux dons grimpa jusqu’à 6 000$. En février, le CPC reçu un don de roches qui cassèrent les deux fenêtres qui restaient et leur porte de vitre. Maintenant entièrement couvert de contreplaqué, le CPC a annoncé publiquement qu’ils ont désormais besoin de 16 000$ pour remplacer la vitre et installer des volets protectifs en métal. Il a même déclaré que “Si nous fermons nos portes, ils/elles gagnent.” Trois affiches furent collées abondamment dans le quartier expliquant la situation et encourageant d’autres actions anti-CPC. Une des affiches déclarait que le CPC est une “institution de contrôle social travaillant dans l’intérêt des riches et qui encourage la gentrification dans la région de la promenade Commercial. Ils tentent de projeter une image amicale et communautaire dans le but de masquer la vraie nature de leurs activités.” Le CPC répliqua avec des articles dans les médias de masse traitant les lanceur/euses de roches et les poseur/euses d’affiches de paranoïaques, de peureux, et déclarant : “Nous sommes assomé.e.sé Ce n’est pas du vol, ce n’est pas du méfait. Ils/elles sont carrément des anarchistes.”
In November 2008, at it’s new location on Commercial Drive, rocks were thrown through three of the centre’s five windows on the same night that two other CPC’s and two probation offices had their locks glued. The cost to replace the glass was $2,740, and in January of 2009, the CPC publicly called for donations to offset the replacement costs. In January of 2009, the CPC had three of its windows shattered, once again. The call for donations went up to $6,000. Then in February, the CPC recieved a donation of rocks breaking the two remaining windows and the centre’s glass door. Now entirely enclosed in ply-wood, it was made public that they now need 16,000 to replace the glass and install protective rolling shutters and the CPC has even claimed that ìIf we shut down, they win.” Three posters were extensively pasted in the neighborhood explaining the situation and encouraging further anti-CPC action. One poster stated the CPC is an “…institution of social control working in the interests of the rich and promoting gentrification in the Commercial Drive areaÖ They attempt to convey a friendly, community-oriented image in order to conceal the true nature of their activities.î The CPC countered with articles in mainstream media calling the stone throwers and poster spreaders paranoid, cowards, as well as stating ìWe’re gob-smacked…Its not theft, it’s not mischief. They’re basically anarchists.
Le Poste de probation (PP) sur la promenade Commercial a aussi eu le privilège d’être la cible répétée d’actes hostiles. Le soir de l’extradiction du guerrier indigène John Graham, le 7 décembre 2007, les serrures du PP furent couvertes de colle et leurs murs furent graffitiés. En juin 2008, le poste fut couvert de graffiti qui disaient “Fuck la probation”, “Détruisons les prisons maintenant !”, “Solidarité au-delà des frontières”, et “La liberté est notre crime !”. Le même soir, deux caméras de sécurité de l’autre côté de la rue furent obscurcies avec de la peinture. Cette action fut revendiquée dans le contexte de la semaine de “Solidarité sans frontières”, due aux arrestations et à l’emprisonnement de 5 anarchistes en France. L’action fut décrite comme étant “une négation et une étreinte”. Refusant le contrôle de la caméra et de la loi sur nos possibilités, cette action veut la solidarité avec tous-toutes les autres qui se battent pour la liberté dans la destruction des prisons et de cette société de prisons.” En août 2008, la fenêtre du PP fut cassée en solidarité avec des centaines de prisonnier/ières en Europe qui participaient à une grève de la faim massive du premier au sept août, en particulier avec les anarchistes Gabriel Pombo da Silva, Jose Fernandez Delgado et Amadeu Casellas.
The Probation Office (PO) on Commercial Drive has also had the benefit of being a repeated target of hostility. The PO was graffitied and had its locks glued on, December 7, 2007, the night of the extradition of indigenous warrior John Graham. In June of 2008, the office was covered with graffiti such as ìFuck Probation,î ìBreak the Prisons Now!î ìSolidarity Across Borders” and “Freedom is Our Crime!î on the same night two surveillance cameras across the street were obscured with paint. This was claimed as part of week of ìSolidarity Without Borders,î due to the arrest and imprisonment of 5 anarchists in France. The act was claimed as “…a negation and an embrace. Denying the control of the camera and the law over our possibilities, this act embraces solidarity with all the others who fight for freedom in the destruction of prisons and this prison society.” In August of 2008, the PO window was shattered in solidarity with the hundreds of prisoners in Europe participating in a mass hunger strike from August 1-7th, in-particular with the anarchists, Gabriel Pombo da Silva, Jose Fernandez Delgado, and Amadeu Casellas.
Le 6 août, un communiqué internet se déclarait responsable de bombes ayant causé des dommages à deux véhicules appartenant au VPD, la cammionnette du shériff et une voiture de police, dans le Downtown Eastside. Les raisons données dans le communiqué étaient´ “la police et la sécurité privée, les cours, les shériffs et les juges continuent d’enforcer la circulation ordonnée et légale de marchandises et d’argent avec un contrôle social sans limites. Leur complicité est présente dans l’exemple du développement, de la répression policière et des prisons. Ils/elles ne devraient attendre rien de moins que des véhicules en flammes et des expressions créatives de notre mépris.” L’action fut aussi revendiquée en solidarité avec les prisonniers en grève de la faim en Europe et avec les trois mêmes anarchistes mentionnés plus haut, plus Marco Camenisch.
SANS CONCLUSION :
On August 6th an internet communcation claimed resposiblity for the firebombing of two police vehicles, a sheriffs van and an police cruiser, in the Downtown Eastside. Reasons given in the commiunique were “… the police and private security; the courts, sheriffs, and judges continue to enforce the orderly and lawful circulation of commodities and money with limitless social control. Their complicity is present in the example of development, police repression and prison. They should expect no less than burning vehicles and creative expressions of our contempt.” The action was also claimed in solidarity with prisoners on hunger strike in Europe and the same three anarchists mentioned above with the addition of Marco Camenisch.
WITHOUT CONCLUSION: